Juste un sourire

A propos de moi

Derrière le pseudonyme SAYAGAC , Je m’appelle Salomé.

Je suis une femme ( important de préciser, sait-on jamais hein).

Je suis une maman de deux merveilleux petits garçons.

Je suis aussi architecte quand je ne m’occupe pas de ma petite famille…

Je suis remplie de rêves , d’espoirs et d’ambitions, et j’espère un jour pouvoir remplir un peu plus cette page de présentation.

En attendant ils vous suffira juste de me lire pour me connaitre un peu plus. En espérant vous faire sourire à travers mes mots. Car c’est surtout pour ça que j’ai décidé de rendre mes écrits publique. Voila c’est tout! Bonne lecture!

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27 juillet 2019

N'oublions pas de changer l'eau des fleurs

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27/07/2019

'' Hé, tu sais, j'adore les fleurs... ! ''

Un jour après les cours, on marchait main dans la main et je t'ai simplement dit ça, sans vraiment savoir que ça resterait si bien ancré dans ton esprit. On avait 17 ans, tu m'as souri, et puis on a enchaîné sur d'autres discussions un peu folles qu'on aimait bien avoir.

Un jour, en plein mois de juillet j'ai reçu un sms (oui c’étaient seulement les sms à l'époque). '' Un jour je t'épouserai. Tu veux ? '' . Je m'en rappelle encore, j'ai ri. Forcément, on était encore très très jeune, et très très naïf aussi. Le bac en poche, la vie et ses promesses s'ouvraient à nous en même temps que les portes d'un nouveau pays.  Et puis on a continué, toujours ma main dans la tienne, malgré les milliers de raisons qui auraient dû nous séparer.

Et puis un jour aussi, quelques années après, en haut du toit de mon appartement, un samedi soir, tu me la reformulé, en face à face. '' Un jour tu seras ma femme''. Et moi à demi-souffle, le cœur renversé, en pyjama trop large, je n'ai même pas eu besoin de te répondre.

Et depuis il y a une multitude de fleurs. Plus belles les unes que les autres, ainsi que des roses. Beaucoup de roses. Il y a aussi les bouquets fanés et les vases cassés. C'est aussi ça la magie de vivre ensemble.

C'est sortir les poubelles chaque soir.

Se lancer un baiser rapide sur le pas de la porte chaque matin.

C'est s'énerver pour des courses à moitiés faites.

Rire jaune devant une machine de linge blanc sorti rose...

Ce sont les arcs-en-ciel dessinés aux feutres sur les murs fraîchement peints par un foufou trop enthousiaste.

C'est imprimer 800 photos à l'année pour le plaisir de les regarder encore et encore le samedi au lit.

C'est s'engueuler pour rien quand les journées sont trop longues.

C'est rire de tout aussi parce que la vie, elle, est trop courte.

C'est jouer à chifourmi pour les corvées vaisselles ou couches remplies...

C'est chanter faux ensemble même si ça résonne dans la salle de bain et que ça va sûrement réveiller les enfants.

 

C'est pleurer quand par moments nos cœurs ne résonnent plus sur la même longueur d'onde.

C'est aussi réparer les dégâts causés par trop d'impulsivité ou de maladresse.

C'est savoir s'écouter malgré les interférences qui brouillent parfois nos conversations.

C'est se dire pardon et savoir pardonner.

Bref, les années passent, et c'est beaucoup de rires, de surprises, de colères, beaucoup de larmes aussi. Et ça ne fait que 6 ans.  

Mais il y a bien quelque chose qu'il ne faut jamais jamais oublier pour que nous puissions continuer de toujours contourner les pièges sur notre route :

Ne pas oublier de changer l'eau des fleurs.

 Comprendra qui voudra, même si je pense que jamais personne ne comprendra vraiment l'Amour.

Un jour j'ai reçu un SMS, j'ai ri.  Puis je t'ai épousé.

Ce n’était pas si compliqué en vrai.

Je t'aime

Joyeux Anniversaire à nous mari chéri.

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30 mai 2019

365

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 30/05/2019

Pour toi, mon petit trésor.

 

Ce n'est pas de ta faute, ça ne l'a été à aucun moment, mais cette année a été loin d'être facile pour moi. Je ne vais pas écrire pourquoi. Parfois, vaut mieux laisser les épreuves dans l'oubli plutôt que de garder leurs souvenirs sur le papier. Loin des yeux, loin du cœur, et surtout, loin de nos esprits.

365.

C'est le nombre de jours qui nous sépare de notre première rencontre qui fut merveilleusement calme. Ta main dans la mienne. Ta tête au creux de ma poitrine, peau contre peau, dans cette grande chambre silencieuse aux lumières douces avec pour seul bruit nos respirations encore saccadées.

Depuis, il y a eu 365 réveils remplis de chansons et gargouillis, 365 soirées pleines de câlins et de bisous tout doux.

Il y a tes sourires, tes mains qui touchent à tout, et tes petites dents qui ont pris leur temps pour enfin se pointer. Vaut mieux tard que trop tôt comme dit mamie.

Il y a ta démarche pas très assurée, tes petits pieds toujours froids et tes mimiques super drôle quand tu ne veux plus manger.

Bébé, je te voyais si sage, si doux. Mais maintenant en plus de ça, je vois cette lueur pétillante au fond de tes yeux. Et je me dis en souriant que je n'ai encore rien vu du tout.

1 an, déjà. J'ai la boule au ventre et les yeux qui brillent. Encore ce foutu temps qui file trop vite.

Après tes bavardages, place aux premiers pas et aux bêtises.

Je t'aime tu sais. Je te le dis chaque soir au creux de ton cou senteur Mustela mais là, à l'écrit, ça sonne pas pareil.

Je me souviens, Mai dernier, j'écrivais déjà pour toi, en caressant mon bidon gonflé, des rêves plein la tête sur ton arrivée et sur notre vie avec toi. En vrai, ça s'est mieux passé que je n’aurais pu oser l'espérer.

Alors merci, merci d'être là mon ange. On n’aurait pas pu traverser cette longue année sans toi. Tout ne s'est pas exactement passé comme prévu à certains moments, mais si ça avait été le cas, on se serait sûrement beaucoup ennuyé. Merci d'avoir éclairé nos visages, et d'avoir guéri nos moments de chagrins. Les journées auraient été tristement vides, et nos cœurs aussi sans un Yanaï toujours là pour nous faire fondre de bonheur.

Merci pour ces merveilleux fous rires que tu m'offres chaque jour. Pour tous les '' Maman !'' baveux crié depuis ta chambre le matin. Pour ces câlins maladroits et ces regards magiques remplis d'amour.

J'espère que les prochaines années seront de plus en plus belles. T'as encore tellement à voir si tu savais. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais la traversée en vaut la peine quand elle est faite avec ceux qu'on aime.

Merci encore pour tout. De rendre ton grand frère dingue de toi, ton père complètement gaga, et pour cet anniversaire que je partagerais désormais avec toi chaque année.

Joyeux Anniversaire à nous mon bébé d’amour.

 

Maman qui t'aime.

 

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12 février 2019

Je danse sous la pluie

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12/02/2019

Il fait froid il fait gris.

Il fut des hivers où je restais des journées entières sous une couverture bien chaude devant les nouveaux épisodes de Grey’s anatomy. Bercée au bruit de la pluie qui cogne contre les fenêtres au rythme du vent. J'ai toujours aimé le son de la pluie ; l'entendre religieusement tomber pendant des heures.

Mais aujourd'hui je n'en ai plus le temps. Quand il pleut je deviens une guerrière et commence à établir toute une liste de préparation au combat contre les virus des enfants.

Les courses sont faites, le stock de couches est suffisant, les pulls chauds sont lavés et rangés, on va sortir les parapluies, les écharpes les bonnets et on va même tenter les vitamines histoire de renforcer tout ça. Comme si on pouvait éviter une bronchite avec de la vitamine C.

Enfin bref, en vrai ce n’est pas que l'hiver et ce n’est pas seulement la pluie. La charge mentale devient de plus en plus lourde et ces fameuses listes de paniques de plus en plus présentes.

Ne pas oublier le rendez-vous chez la pédiatre, acheter des pyjamas et des légumes. Il faut passer à l'imprimerie pour le patron. Ah et peut-être des lingettes aussi ?! Sûrement. Il manque toujours des lingettes. 

On m'a dit un jour qu'avoir 2 enfants c'est comme en avoir 10. Évidemment je n'y croyais pas. Je ne me suis pas particulièrement organisée quand j’ai fait le deuxième. On l'a voulu et puis c'est tout. Mais quand le soir je vois les enfants jeter tous type de nourriture à travers la pièce, faire tomber tout ce qui passe sous leurs mains, éclabousser la salle de bain et vider intégralement tous les shampoings dans l'eau du bain… Je me dis que ce n’est pas seulement une histoire de chiffres. Un, deux, dix...A un moment j'ai arrêté de compter le nombre de bêtises, de couches sales et de vêtements à laver.

 

_ '' Regarde maman il neige ! C’est de la neige qui sent bon comme ton savon à la vanille !'' 

 Oui chéri, il neige, c’est une avalanche. La pluie a disparu, et il ne reste que des bulles et de la mousse blanche sur vos joues toutes roses. Et une avalanche de choses à faire.

Je suis fatiguée.

Ce n’est pas un tabou, ce n'est pas interdit de le dire, et ça ne signifie pas que je suis une mauvaise maman. Toutes les mamans ont besoin d'une pause. Quelques minutes de plus au lit le matin avant le premier biberon, dans la voiture sur le chemin du retour, ou même pendant le déjeuner entre les coups de fil et les plans à terminer quand j'ouvre mon téléphone pour regarder leurs photos. Oui j'ai besoin de ces pauses. Je travaille, je cours toujours, je cuisine comme je peux, et je joue avec eux comme je veux. Les superbes photos filtrées Instagram ne me prouvent en rien que la voisine est meilleure. Un commentaire mal placé ou une publication sur Facebook ne signifie pas que je ne suis pas à la hauteur. C'est ça le vrai complexe des mamans : Derrière un cliché parfait ou quelques lignes moralisatrices sur l'éducation positive, il y a une vie bien réelle et des enfants avec un caractère propre à chacun. Et devant cette bataille acharnée de « Perfect-mom » / « Perfect-wife » (oui parce que j'avais oublié dans tout ça les maris, il faut aussi s'en occuper mesdames !), il y a moi, le sourire aux lèvres, qui crie un peu trop fort pour un peu de silence.

Des fois ça m'aide de les laisser un peu pleurer, souvent le chantage m'est bien pratique aussi. Une bonne piqure de légumes peut motiver certains enfants à finir leurs assiettes. Et alors ? Souvent la critique est trop facile quand elle est faite hypocritement derrière un écran. Ce ne sont pas le jugement des gens ni la pression des réseaux sociaux qui me feront changer ma façon d'être. Je ne tomberais pas dans le piège du regard de l'autre. Je suis une bonne maman. Qu'ils essayent de dire le contraire, je m'en fiche, je ne leur dois rien.
J'écris ses lignes pendant que Malkiel, 4 ans pousse à toute vitesse Yanaï, 8 mois dans son youpala. Ils rient tous les deux aux éclats. Ça me renverse le cœur. Mes enfants sont heureux. Alors au lieu de poster une belle photo du repas de ce soir, ou de mon salon magnifiquement rangé (sur la photo hein seulement sur la photo), je crois que je vais aller courir avec eux.

Au fait, avec tous ce bruit je n’arrive plus à entendre le son de la pluie. Ni à terminer mes épisodes de Grey’s anatomy sans m'endormir au bout de 5 minutes. Mais à la place je danse sous la pluie, couverte de mousse à la vanille, et j’adore ça.

Je suis une (bonne) maman.

Salomé B.

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14 janvier 2019

L'équilibre

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14/01/2019
C'était il y a 3 ans.
On avait plus le choix, et puis on s'était promis de rester fort... Et que ça serait en attendant de mieux.
Ça fait 3 ans qu'on a choisi ça un soir tard en se tenant la main, nos cœurs serrés. On voulait s'en sortir et puis s'était dit qu'on on finirait par s'habituer et par trouver un équilibre.
Quel équilibre ?
3 ans que je galère, 3 ans que je ne m'habitue pas. 3 ans que c'est un cauchemar chaque soir.
Tu fais semblant de rien, tu essayes de rester fort, et surtout tu ne veux pas qu'on soit deux à complètement perdre les pédales. Pour l'équilibre c'est pas vraiment ça hein..
Tu fais tout ça pour nous, je le sais. On ne choisi pas un travail avec des horaires pareils juste pour le fun. Alors moi j'ai juste à serrer fort les dents et à hurler mon chagrin en silence.
Mais chéri.. nos vies sont tellement décalées, tellement parallèles. Tu me manques.
Tu sais déjà tous ça, il y a certains soirs ou je n'ai pas besoin d'en parler, tu le vois dans mes yeux. j'essaye de toute mes forces de puiser dans ton doux sourire la force d'avancer.
Je tremble en écrivant parceque ça fait maintenant trop lontemps. Trop de soirées sans toi, trop d'attente en regardant l'heure, trop de repas mangés solo, trop de regards lancés à l'arrêt de bus, trop de soirées silencieuses.
Je ne vais pas commencer à écrire à quel point ma vie sans toi est pourrie parceque c'est logique pour une femme en manque de son époux. Et aussi parceque je sais que tu ressens tout pareil.
Mais il est où l'équilibre ?
C'est impossible de ne pas tomber si nos moments ensemble se comptent sur les doigts d'une main et ne font même pas un tour de cadran à la semaine.
Alors c'est vrai qu'on pourra au moin dire qu'on réussi à apprécier la minute la plus insignifiante qui soit tant qu'on la partage ensemble. Mais jmenfou, c'est devenu trop dur, et ça me fait trop de mal. J'en ai même fini par jalouser ces deux petits chats inséparables que je croise dans la rue chaque matin.
Je suis devenue autophobique.

C'est le manque de toi. Tu vois, ça me fait chercher le nom de peurs irrationnelles à 21h30 sur google pour trouver une solution à ma douleur.

Enfin bref, fallait juste l'écrire. Écrire pour un jour relire ses lignes avec le sourire. En se disant que tout ça valait la peine.
le seul remède malgré tous les câlins donnés à nos enfants endormis, c'est toi. Et ça , c'est pas google qui le dit.
Nous avons besoin de toi. J'ai besoin de toi. J'ai trop de choses sur mes épaules et toi, t'as trop de choses à rattraper avec nous.
Il est tard, il fait froid, je t'attends.
Rentre à la maison...
Je t'aime

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07 novembre 2018

J'ai choisi l'amour

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07/11/2018
Ce n'était pas très compliqué. Ça m'est un peu tombé dessus par hasard.
J'étais beaucoup trop jeune, beaucoup trop naïve aussi sûrement. Et je ne pense pas y avoir réfléchi à plusieurs fois.
Sans vraiment m'en rendre compte, c'est tout naturellement que j'ai choisi l'amour.
Je criais pour une longue et belle carrière, j'aspirais à être indépendante et forte. Mais petit à petit la vie a prit le dessus. Quand on aime, on ne peut pas être vraiment indépendante. Il y a toujours quelqu'un dans un coin de notre tête. Une inquiétude, un désir de plaire, l'attente d'un geste ou d'un moment a deux, la peur d'être abandonné.  Il y a aussi, La difficulté d'accorder nos envies. De regarder ensemble dans la même direction. Ne pas laisser la flamme s'éteindre dans la difficile routine, d'écouter toujours le murmure de nos cœurs dans le brouha de la foule. Et de prendre le temps de se dire ; '' Et nous deux dans tout ça ? ''.
J'ai choisi l'amour. J'avais 16 ans.
Même si à l'époque on ne mettait pas de mots là-dessus. On avait le temps. on profitait juste pendant des heures de la voix de l'autre au téléphone et de nos mains enlacées à s'en faire mal.
L'amour nous fait faire ce qu'on aurai jamais cru un jour possible. Il nous a fait mûrir ensemble de façons à ce que l'on soit complètement modelé l'un à l'autre. Petit à petit, L'amour a prit possession de nous, et notre mariage l'a ensuite consolidé .
Puis il a grandi en changeant nos prioritées. Nos enfants sont arrivés, à notre plus grand bonheur, et j'ai de nouveau choisi l'amour..
Deux fois de plus.
J'ai changé moi aussi. Forcément. J'ai pris des chemins différents. On ne peut pas bâtir une carrière sérieuse quand les portes de la maternelle se ferment à 16h. Que l'on doit quitter un chantier à 14h parcqu'un chouchou est malade ou rejoindre une réunion déjà bien entamée parcque ce matin y'avait vaccin.
L'architecture est devenue un peu moins importante, et les planifications de mes semaines un peu plus compliquée, quand on doit jongler avec les rendez-vous de chacun.
Je fonctionne désormais avec mon cœur, moi qui ai toujours réfléchi avec la tête.
Parceque j'ai choisi l'amour. Parceque je ne sais tout simplement plus vivre sans et que je ne peux pas m'en passer.
Je ne regrette rien. Même quand dans un moment d'intense fatigue, au milieu d'une maison agitée où le désespoir prend le dessus. Même dans un moment ou les rêves enfouis refond surface dans une vague de nostalgie où l'amour n'avait pas été tout à fait prévu.
J'ai mis de côté mes ambitions. je me contente d'un boulot aux horaires de mamans. J'ai refusé des postes à responsabilités super allaichants et tellement prometteurs...Pour le moment, le temps qu'ils grandissent et puis après on verra, si la passion est toujours là.
Je choisirai toujours l'amour.
Même si ça me donne le vertige, me fout des migraines et me fait perdre la tête.  Que ça me rend malade d'inquiétude, de colère, de tristesse certains jour et que j'ai l'impression de me perdre un peu au milieu de tout ca.
Seulement pour être auprès d'eux après une longue journée loin de leur bras. Et je ne regrette rien.
L'amour ce n'est pas seulement un sentiment, un cœur qui bat, des yeux brillants et des pluies de paillettes. C'est aussi un mode de vie.
J'ai choisi de le vivre, à n'importe quel prix, pour n'importe quel sacrifice, et sûrement pour encore pas mal d'années. Pour eux, pour nous.
J'ai choisi l'amour.

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24 octobre 2018

Ils s'aiment.

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24/10/2018
Quand devant l'écran noir et blanc, on m'a annoncé joyeusement que j'attendais un deuxième petit garçon, j'ai eu une minuscule seconde ou j'ai dit aurevoir à l'espoir de bébé fille, au choix du roi, et d'une petite sœur à protéger pour Malkiel.
Oui, c'est vrai, on a toujours envie un peu plus fort de ce que l'on n'a pas déjà. Et alors ?
Mais tout de suite après , un flot d'images a fait surface dans mon esprit tout chamboulé par l'émotion de cette crevette flottante juste sous mes yeux.
Deux frères, deux amis, deux alliés.
J'ai imaginé deux paires d'yeux coquins, une tonne de bêtises, pleins éclats de rires, des dizaines de bagarres, des centaines de bains à deux, des jouets à partager, des conversations de super héros, des cris, des parties de foot, une collection de minis voitures, des uniformes de l'armée, et puis des bras protecteurs autour de moi dans mes vieux jours.
Oui oui, tous ça. L'esprit peut parfois voyager très loin rapidement quand il aperçoit la route du bonheur.
Le grand frère a attendu patiemment en comptant les jours, en lui faisant des dessins, des caresses à travers ma peau, en chantant des comptines improvisées et incompréhensibles mais remplies d'amour.
Et voilà qu'aujourd'hui le petit frère a bientôt 5 mois. Il a déjà trouvé l'exemple a suivre. Il l'observe toujours en souriant, sans jamais le perdre du regard, riant a chacun de ses gestes, le visage illuminé de bonheur et d'admiration.
Je ne m'attendais pas à ça.
Je répétais souvent à mon grand bébé, '' tu sais chéri, il est trop petit encore...''
Alors oui c'est vrai, il est tout petit. Mais ils jouent déjà ensemble, éclatent de rires à l'unisson, dorment en se tenant la main.
Et je ne m'attendais pas à ça.
Hier, j'ai acheté des ballons colorés sur le chemin du retour, parceque c'est un des premiers jeux qui se joue à deux.  Je les ai laissé là, allongés, les observant de loin s'amuser ensemble pour un rien. Malkiel a raconté une histoire sans fin à Yanaï qui a écouté silencieusement avec la plus grande concentration du monde.
Aujourd'hui, ils ont partagé le premier bain en duo d'une longue série de salles de bains trempée et de câlins mouillés.
J'ai toujours aimé a l'infini les relations que j'ai avec chacun de mes enfants. Chacune est merveilleusement unique.
Forte, passionnée, étourdissante pour l'un. Douce, apaisante et lumineuse pour l'autre.
Mais voir une toute nouvelle relation naître sous mes yeux, cette complicité naissante, cet immense regard protecteur, et ce petit visage admiratif... Non décidément je tombe de bien haut.
Ils s'aiment.

Ils ne réalisent pas vraiment encore, mais ils seront meilleurs amis toute leur vie.

On a toujours envie un peu plus fort de ce que l'on n'a pas déjà...et ça, je ne l'avais pas.
J'ai eu une minuscule seconde de déception en trop, devant cet écran noir et blanc. Et alors quoi ? Ben oui, je me suis trompée.
Je sais que je l'ai déjà dit, et écrit un millier de fois... Mais ça, ça ne sera jamais de trop.
Je les aime de toutes mes forces.

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15 octobre 2018

J'ai besoin de toi.

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15/10/2018
C'est facile pour moi d'écrire de longs textes sur mes petits chéris.
Tellement agréable de mettre des mots sur les émotions qu'énormement de mamans ressentent aussi.
Si beau de leur laisser une trace de nous dans tout ça .
Par contre écrire ce qui va suivre, bizarrement, c'est moins facile.
Sûrement parceque je suis de l'autre côté du miroir, avec le rôle inverse.
J'ai encore besoin de toi, même si j'ai pris mon envol depuis un moment déjà.
J'ai encore besoin de toi parceque c'est à toi que je pense à chaque petite chose insignifiante de la vie et de tous les jours.
J'ai encore besoin de toi, de te parler, de t'écouter ou de simplement m'exprimer librement.
J'ai encore besoin de toi, et de t'entendre me dire que je suis la meilleure, que je peux y arriver et que tout va bien aller.
J'ai encore besoin de toi à chaque fois que je décide de me mettre en cuisine, quand je fais les courses ou juste pour passer le temps dans les embouteillages.
J'ai encore besoin de toi, de ta voix, ton rire, et tes précieux conseils.
J'ai besoin de toi quand tout va mal, et aussi quand tout va bien. Avant d'entrer en rendez-vous important, avant de prendre une grande décision, avant une longue journée...
J'ai aussi besoin de toi pour être a mon tour une bonne maman.
J'ai encore et toujours besoin de toi, et de câlins même si de mon mètre soixante je ne tiens plus du tout dans tes bras.
J'aurai toujours besoin de toi.
Maman.
Tu m'as porté, aimé, choyé, comme je le fais aujourd'hui avec mes petits.
Tu m'as aidé à affronter les tempêtes de l'adolescence, d'une aventure solo dans un pays nouveau, et de la vie de jeune maman souvent débordée.
Tu étais là , à me tenir le bras le long de la blanche allée.
Tu étais là , au premier, deuxième et troisième test de grossesse.
Tu étais là pour l'achèvement de longues études.
Tu étais là à chaque contraction, ta main dans la mienne, à pleurer avec moi en me répétant que tout ira bien.
Et tout est bien allé...
J'ai besoin de toi chaque jour, même si ce n'est pas toujours exprimé clairement.
J'ai besoin de ton regard qui arrive à déceler dans le mien le moindre sentiment.
L'étincelle discrète qui alimente mon cœur.
Celle qui arrive à démêler mon esprit toujours embrouillé.
Celle qui calme les tempêtes, sonne à la porte à la rescousse quand je sens que la patience ma quitté définitivement sous les cris de mes enfants.
Celle qui me connaît mieux que personne.
Maman.
J'aurai encore besoin de toi pour me murmurer quoi faire, jusqu'a la fin de mes jours. Même quand je serai vieille, que mes yeux seront ridés et ma peau aura fletri. J'aurai besoin de toi.
Je t'aime.

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14 octobre 2018

Je te confie la prunelle de mes yeux.

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15/10/2018

On a cherché pendant des semaines, le cœur serré, remplie de craintes et d'appréhensions.

On a cherché l'inconnue qui deviendra vite si importante à nos yeux.

Je ne cherche pas juste celle qui gardera mon enfant. Je cherche la personne qui endossera chaque jour la responsabilité de faire aussi bien voire mieux qu’un parent, sans aucune légitimité à la base, et avec tout le poids que ça implique en plus.

 

Et puis un matin d'octobre, on y est.

 

Chère inconnue au doux visage,

Je te confie la prunelle de mes yeux.

Ce n'est pas seulement un travail.

Ce n'est pas un bébé lambda au milieu d'autres enfants.

Ce n'est pas une bouche à nourrir et des couches à changer.

Cette petite chose emmitouflée que je te tends chaque matin... C'est mon petit bébé.

Alors c'est vrai, on ne se connaît pas encore vraiment, et on va devoir s'adapter toutes les deux pour le bien-être de mon trésor. Que forcément la méfiance sera là et tout sera scrupuleusement observé. Je serai sûrement dure, parfois exigeante... Peut-être même trop. Mais ces petits yeux qui te regardent sagement depuis le transat sont comme les échos des battements de mon cœur. On a tellement vécu de choses terribles avec les nounous. On n’a pas envie de se planter encore une fois. Essaye juste de nous comprendre. On demande simplement des bras accueillant, un sourire bienveillant et une demi-tonne d'amour.

Malgré un sourire enjoué, on a le cœur broyé chaque matin en te déposant ce petit visage rond aux joues roses. Alors juste savoir qu'il est au bon endroit... Ce serait déjà beaucoup. Tu vas le voir chaque jour... Sûrement même plus que nous... Tu vas l'observer évoluer. Le voir franchir les étapes de la première année, peut-être même avant ses propres parents.

Je cherche une seconde maman pour mon tout petit. Avec des quantités illimitées de patience, de sourires et de compréhension. J'espère que tu seras la personne qui restera gravée en nous quand on se remémorera tout ça dans quelques années comme on le fait avec cette extraordinaire personne qui a veillé sur son grand frère lors de sa 1ère année. J'aimerai ne plus avoir cette boule au ventre le matin en tapant à ta porte.

Je te confie la prunelle de mes yeux.

Et c'est la chose la plus difficile au monde pour une maman angoissée.

S'il te plaît, prend soin de lui.

 

Salomé.

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27 septembre 2018

Grâce à eux.

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27/09/2018

Grâce à toi j'ai su ce qu'est être une Maman.

Grâce à toi j'ai connu mes premières nuits blanches. Mais pas celle où ont fait la fête hein, celles où purement par amour, on ouvre les yeux au milieu des profondeurs du sommeil pour se lever les muscles fatigués, donner la tété...

Grâce à toi j'ai connu les hurlements de joie qu'on retient à peine pour le premier sourire rempli de lait. Pour le réveil paniqué suivi d’une course affolée vers le landau et d'une danse silencieuse pour fêter la 1ère nuit complète. La première dent et ses beignets, les premiers pas, hésitant mais joyeux...

Grâce à toi j'ai connu toutes ces milliers de première fois merveilleuses que nous apporte un premier enfant.

Et puis il y a eu petit toi.

Grâce à toi, j'ai enfin compris que je pouvais être une bonne maman et qu'en fait ce n’était pas si dur.

Grâce à toi j'ai découvert le sens du mot Douceur.

Grâce à toi, j'ai fondu encore et encore devant ce calme si rare chez un bébé.

Grâce à toi j'ai envie de recommencer.  Et ça, crois-moi, c'est une chose que je croyais impossible il n’y a pas si longtemps.

Grâce à vous j'ai le cœur élastique à l’infini, des bras bien musclés et des petits signes de vos passages inscrits sur le ventre.

Grâce à vous je me sens reine d'un petit royaume aux deux beaux princes. Mes princes.

La marque au crayon à papier dessinée sur le mur de sa chambre chaque trimestre monte de plus en plus haut : Malkiel > Septembre 2018 ; 1m05.  Les paquets de couches ont changé de motifs, on en est déjà à la taille 3. Le temps file, le temps nous échappe, même si j'ai tout fait pour le retenir. Que j'ai savouré chaque journée, chaque réveil lumineux au son des gazouillis et de bisous mouillés au fond du grand lit entouré d'une tonne d'oreillers.

J'ai plié les minuscules vêtements taille naissance, je les ai rangés au fond d'un carton la boule au ventre. Bientôt, mon tout petit bébé aura sa propre chambre, son propre lit, et une toute nouvelle routine bien à lui dans les bras d'une autre.

4 mois.

Impossible... J'ai l'impression que je vais fermer les yeux cinq minutes, les ouvrir à nouveau pour les voir mariés, diplômés, ou papas à leurs tours.

Impossible... Je ne peux pas. J'ai une peur panique du calendrier, et je me sens défaillir quand je vois que la vie court trop vite et que j'arrive à peine à la suivre.

S'il vous plaît, ne grandissez pas trop vite mes petits chéris... Laissez-moi encore du temps… Rien que du temps.  Maman reprend le rythme, l'hiver arrive lentement, et pourtant il va bien falloir sortir de cette jolie bulle qu'on s'est créés tous les trois. Sans lui au creux de moi, ou au fond de mes bras. Et sans lui pour se jeter sur moi en hurlant.  Sans leurs regards, sans leurs rires, et les bêtises qui vont souvent avec.

Je ne suis pas prête à redevenir cette '' Working Mom'', qui jongle entre crèche-école-courses-bureau-chantiers-pédiatre-vaccins-cuisine-ménage et dodo.

Je ne suis pas prête à retourner dans le tourbillon d'une routine mouvementée où les pauses se font rares et le silence seulement après 21h.

Je ne suis pas prête, à sortir de chez moi, à affronter les gens, les exigences, et le traintrain un peu gris.

Plus qu'une semaine. Je respire à peine en voyant nos derniers jours ensemble défilés tristement.  C'est sûr, je vais mille fois plus aimer les retrouvailles du 16h, la folie explosive du 17-19h et les câlins du 20h.

J-7 avant que le réveil sonne de nouveau, pour un retour à la réalité.  Et enfin, grâce à eux... J'ai cette lumière qui me permet d'avancer.

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Posté par SAYAGAC à 10:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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